27 octobre 2009

Le défi alimentaire : ou comment nourrir l'humanité sans détruire la planète ?

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Le CLEE (Centre Libre Ecologique et Européen) organise le mercredi 28 octobre à 18h30 à Amiens, salle Dewailly, une conférence-débat animée par le Professeur Marc Dufumier sur le thème « Le défi alimentaire, ou comment nourrir l'humanité sans détruire notre planète ? » Entrée libre. Renseignements : 06 22 73 44 71.

Marc Dufumier est professeur, titulaire de la chaire d'agriculture comparée et de développement agricole à l'Institut National Agronomique Paris Grignon (INA-PG), initiateur de la Fondation René Dumont (fondateur de l'écologie politique), expert du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot et membre du conseil d'administration de l'Institut de Recherche et d'Application des Méthodes de développement (IRAM).

www.clee-amiens.org

 

Commentaires

Me me permets un semi hors sujet:

Il ne faut pas se leurrer, l'humanité dans sa globalité pourrait-être nourrie, aujourd'hui encore des gens meurent de faim, partout dans le monde et pas toujours aussi loin de chez nous qu'on veut bien le penser.

Pourtant on continue d'instaurer des quotas qui, certes, permettent de maintenir des prix suffisamment élevés pour que l'agriculture puisse survivre, mais qui d'un autre côté ne permettent pas de nourrir l'humanité dans sa globalité.

Ecrit par : Arpegius | 28 octobre 2009

Cher Arpegius, vous n'êtes pas du tout hors sujet ; selon Marc Dufumier c'est justement cette politique de quotas et de soutien de l'agriculture du nord dans le même temps qu'on interdit les barrières douanières aux pays du sud qui explique qu'aujourd'hui l'humanité produit 1/3 de nourriture de plus que ce qui lui faut, et laisse 1 milliards d'homme mourir de faim.

C'est un problème global et l'idée n'est pas d'organiser une aide alimentaire mondiale ; juste de permettre aux paysans du sud de pouvoir vivre de leur travail...

Ecrit par : fh | 29 octobre 2009

Le problème de l'agriculture est complexe, on ne peut pas parler de problème de fonctionnement nord/sud à mon sens, ce n'est pas la meilleure façon de raisonner et ce pour diverses raisons:

- le découpage nord/sud n'est pas quelque chose de précis ni pertinent.

- l'Argentine (pays du sud) à une production bovine parmi les plus importante au monde, l'élevage y est industriel, et je trouve d'ailleurs honteuses les conditions dans lesquelles ces annimaux sont élevés.

- le Brésil, pays du sud également, à un secteur agricole très largement excédentaire: 25 milliards de $ d'exportations pour 5 milliards d'importations.
On touche là un autre problème dans le sens ou le Brésil à fait le choix de développer en masse le bio-éthanol, le problème est de savoir s'il est plus important de nourrir les êtres humains ou les voitures.

- en ce qui concerne les pays du sud-est asiatique, même si elle n'est pas aussi avancée que celle des pays "du nord", l'agriculture se porte bien, c'est la surpopulation qui est à l'origine des problèmes de nutrition.

- et pour ce qui est du problème de l'agriculture africaine il est en très grande partie lié au climat et à l'infertilité du sol, je ne suis pas certain que l'irrigation à partir de sources fossiles ou après traitement de l'eau salée, telle qu'on peut la voir dans les pays du golfe ou en lybie, soit une solution envisageable.

En conclusion et de mon point de vue:

- les problèmes alimentaires ne sont que très peu liés à des problèmes politiques.

- on ne peut pas parler de pays du nord et pays du sud lorsque l'on parle d'agriculture.

- la seule solution pour beaucoup de pays d'Afrique est liée à aide alimentaire des pays développés dans un premier temps et à un développement de diverses activités dans un second temps affin d'être capables d'importer des denrées qu'ils ne peuvent pas produire pour des raisons citées précédemment.

Ecrit par : Arpegius | 30 octobre 2009

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