19 septembre 2007

Placez Amiens sur le Monopoly national !

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Avec ses 500 000 exemplaires vendus chaque année en France, le Monopoly reste, au fil du temps, le jeux de société le plus prisé dans notre pays, devant d'autres incontournables tels le Scrabble ou le Trivial Poursuit. Et c'est pour entretenir cette flamme que les dirigeants d'Hasbro France, l'éditeur, veulent mener à bien la mue du Monopoly.


"Notre métier est de faire perdurer le mythe, l'institution du Monopoly en France. Pour cela, il faut le rafraîchir, le réactualiser" explique, dans un premier temps, Yves Cognard, le directeur-marketing d'Hasbro France, en charge du projet (source : La Provence). Site web à l'appui, l'éditeur consulte les internautes pour élire la configuration du futur Monopoly.


Le principe est simple. Sur 44 villes de France présélectionnées, les visteurs du site votent pour élire au final les 22 qui figureront sur la future version 2008 du Monopoly. "L'idée est d'avoir une représentation géographique homogène de l'Hexagone et des Dom-Tom" indique Yves Cognard. Ouvert le 10 septembre, le site web est accessible jusqu'au 10 octobre, date de clôture du vote électronique. "Le premier du futur classement viendra remplacer la rue de la Paix, et le dernier le boulevard Decourcelle".


Aujourd'hui, Amiens semble être à la peine. Encore absente du plateau, la capitale picarde se trouve à la 36e position, avec 838 suffrages, loin derrière Dunkerque, qui totalise près de 13000 votes. Avec ce vote sur internet, le pari d'Hasbro France est celui de miser sur un concept en vogue dans le débat public : la proximité.


"Après enquête, on s'est aperçu que les Français étaient intéressés par ce concept. Pour remplacer le Monopoly actuel qui est parisien, l'idée est de faire choisir les Français eux-mêmes" explique Yves Coignard.

12:20 Publié dans Amiens , Communication | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amiens, monopoly

31 août 2007

Robien toujours ambassadeur d'Amiens

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Le 17 août dernier, une dépêche AFP nous apprenait que Gilles de Robien, ancien Ministre des Transports puis de l'Education nationale, était "désigné délégué du gouvernement français au sein du Bureau International du Travail."

Le BIT, basé à Genève, est l’organe exécutif de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), une institution spécialisée de l'ONU, où siègent des représentants des gouvernements, des syndicats et des employeurs, et qui a pour rôle de promouvoir les droits des travailleurs, d'améliorer leurs conditions de travail, de lutter contre le chômage et contre le travail des enfants.

Que penser de cette nomination ? Une récompense ? Peut-être. Le centriste Gilles de Robien, après une longue hésitation, avait décidé d'être cohérent avec la ligne politique qu'il avait déssiné depuis 2002 et de soutenir Nicolas Sarkozy et non François Bayrou à l'élection présidentielle. Ne s'étant pas présenté aux élections législatives, il semblait ne vouloir se consacrer qu'à Amiens, dont il avait retrouvé le siège de maire le 29 mars dernier.

In fine, quoi de mieux pour Amiens que d'avoir comme maire une personnalité politique de premier plan ? Gilles de Robien au BIT, c'est une fois de plus pour lui l'occasion de porter haut les couleurs de notre ville dans le monde entier. Je ne sais pas si les amiénois savent avec quelle insistance notre premier magistrat se fait l'ambassadeur de notre ville dès qu'il en a l'occasion. A titre d'exemple : quand j'étais en stage au Ministère de l'Education, je passais souvent dans la "salle blanche", grande pièce réservée pour l'organisation de cérémonies, la réception d'interlocuteurs extérieurs etc. La déco avait été soignée par le Ministre lui-même, et de grands encadrements de notre Cathédrale et de la Tour Perret y trônaient fièrement...

Illustration : une ancienne photo officielle bien connue...

11:50 Publié dans Amiens , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Amiens, Robien, BIT, OIT

10 août 2007

Drame à Amiens

Un drame qui doit nous interpeller, j'espère pouvoir revenir dessus ce soir :

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UN ENFANT DE SANS-PAPIER AGE DE 12 ANS TOMBE DU 4e ETAGE EN TENTANT D'ECHAPPER A LA POLICE

Le Monde du 11 août 2007

Le jeune Russe souffre d'un traumatisme crânien et d'importantes lésions cérébrales. Hospitalisé au CHU d'Amiens, il se trouvait toujours dans le coma vendredi matin.

Ivan Dembski, un garçon russe âgé de 12 ans, sans-papiers, a été grièvement blessé, jeudi 9 août, à Amiens, après être accidentellement tombé du quatrième étage de son immeuble. L'enfant essayait de suivre son père qui tentait d'échapper à la police venue interpeller la famille dans le cadre d'une procédure pour séjour irrégulier. Vendredi matin, le centre hospitalier d'Amiens indiquait que " le pronostic vital était toujours réservé ", le garçon souffrant d'un traumatisme crânien et d'importantes lésions cérébrales.

Selon les indications données par la préfecture, la famille avait " épuisé ses voies de recours " et " se trouvait en situation irrégulière ". Le couple ne s'étant pas présenté, la veille de l'accident, à une convocation au commissariat, le parquet avait autorisé les policiers à les interpeller à leur domicile. A 7 h 45, selon le récit donné par le procureur, des policiers d'une unité administrative, accompagnés d'un interprète russe, se sont présentés devant l'appartement.

" Ils ont frappé à la porte à plusieurs reprises et tenté de parler aux occupants à travers la porte en déclinant leur identité pour leur demander d'ouvrir. En absence de réponse de leur part, il a été décidé de faire appel à un serrurier qui est arrivé sur place à 8 h 20 ", a expliqué Patrick Beau, le procureur de la République. Face au risque d'une interpellation et d'une expulsion vers son pays d'origine, le père de famille a alors décidé de fuir en passant par la façade de l'immeuble. Son fils aurait tenté de le suivre mais serait tombé dans le jardin, quatre étages en contrebas.

" Un adulte qui tenterait de descendre peut s'agripper aux balcons pour glisser les jambes et atteindre l'étage en dessous. C'est beaucoup plus difficile pour un enfant qui mesure moins d'un mètre cinquante ", souligne M. Beau. Selon le procureur, les policiers n'avaient pas encore réussi à pénétrer dans l'appartement au moment où l'enfant est tombé. Ils auraient été alertés sur le drame en cours par les cris de la mère dans l'appartement. " Nous avons dû persuader la mère de ne pas sauter à son tour ", explique Sekou Bayo, un membre du collectif des sans-papiers, prévenu de l'intervention policière et présent dans un appartement voisin.

"PRESSION DU CHIFFRE"

Le procureur de la République a demandé une enquête à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Les enquêteurs, qui ont débuté leurs travaux dès jeudi soir, devront préciser les conditions d'intervention de la police et " les gestes de chacun des membres de la famille au moment des faits ". Pour permettre aux parents de rester aux côtés de leur enfant, le procureur a suspendu les enquêtes judiciaires les concernant.

Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a souhaité que " toute la lumière soit faite " et exprimé sa " tristesse ". Le Premier ministre François Fillon a également promis de " faire toute la lumière ", en précisant toutefois que la politique de l'immigration nécessitait " une fermeté et un engagement fort de tous les agents de l'Etat ". Le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, Brice Hortefeux, a fait part de son " émotion ", indiquant que toutes les conséquences seraient tirées du rapport de l'IGPN.

Les opposants à la politique gouvernementale ont vivement réagi. " Cela fait des mois que l'on redoute ce genre d'événements. Les policiers et les préfectures sont soumis à la pression du chiffre, les bavures deviennent inévitables ", a indiqué Richard Moyon, porte-parole du réseau Education sans frontières. " Si l'Etat persiste dans cette chasse aux enfants et aux parents, il y aura d'autres victimes ", a prévenu le militant.

La Ligue des droits de l'homme (LDH) a dénoncé la politique menée par le gouvernement qui " ne cesse de provoquer des drames humains sans pour autant résoudre ce contre quoi elle prétend lutter ". De son côté, le Parti socialiste a souligné " sa très grande inquiétude face aux nombreuses poursuites de parents étrangers et de leurs enfants scolarisés ". Luc Bronner © Le Monde

11:10 Publié dans Amiens , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : amiens, drame, sans, papier, immigration

03 août 2007

Greffe universitaire pour la Citadelle d'Amiens

Place forte née de la colère d'Henri IV envers les Amiénois, la Citadelle accueillera, d'ici à 2013, plus de 6.000 étudiants de l'université de Picardie Jules-Verne.

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S'il vous a échappé, je vous conseille la lecture de cet article paru dans les Echos le 1er août dernier, et signé du journaliste picard Guillaume Roussange. Encore un projet cher à mes yeux, d'autant qu'il concerne la faculté des Sciences humaines et sociales, où j'ai passé les 4 premières années de ma vie d'étudiant. Ne nous fions cependant pas à l'apparent enthousiasme de l'article : le projet de la Citadelle ne fait pas toujours l'unanimité, il y a toujours des "antis", un peu par principe... L'UNEF-Amiens, bien sûr, et même quelques dirigeants de l'Université. Parmis les arguments entendus (mais le mieux sera qu'ils s'expriment dans les commentaires), j'ai entendu qu'on voulait "remettre les sociologues et autres humanistes contestataires dans le coeur de ville pour les embourgeoiser...". Je les rassure : on veut nous mettre dans une "citadelle", toute une symbolique... Trêve de plaisanterie, je me plait souvent à rêver, dans un excès d'ambition peut-être, à un "quartier latin amiénois", qui irait de la zone Cathédrale avec la fac de droit & économie jusqu'à la Citadelle, en passant par la rue Saint-Leu avec le pôle scientifique... En plus, ce serait plus pratique pour les manifs ;-)


GREFFE UNIVERSITAIRE POUR LA CITADELLE D'AMIENS

"Malgré sa dizaine d'hectares et ses bâtiments imposants, la citadelle d'Amiens passe presque inaperçue dans le paysage urbain amiénois. Cernée par la Somme, au sud, et par les grands ensembles datant de la reconstruction, au nord, elle ne se révèle que difficilement, comme si les Amiénois l'avaient reléguée dans un coin, afin de guérir cette mémoire collective meurtrie par les circonstances de son édification.


A la fin du XVIe siècle, alors que l'Espagne occupe l'Artois et la citadelle de Doullens, la ville obtient d'Henri IV le privilège d'assurer seule sa défense. Mais la ruse des Espagnols a raison des défenses de la cité, qui tombe, provoquant l'ire du roi :« Ah quel malheur, Amiens est pris ! Les Espagnols s'en sont saisi par la porte pendant que les malheureux habitants qui n'ont pas voulu que je les garde s'amusaient à ramasser des noix que les soldats déguisés répandaient exprès devant le corps de garde », lâchera-t-il au soir de la défaite.


Le souverain confie alors au célèbre ingénieur Errard de Bar-le-Duc, l'inspirateur de Vauban, le soin de reprendre la ville, ce qu'il fait en six mois. Henri IV brise la constitution municipale, impose une garnison et, surtout, fait construire le fort. Pour créer ce pentagone régulier à cinq branches, les habitations du quartier Saint-Sulpice sont rasées, y compris une église, et la population est déplacée, à Saint-Leu, au bord de la Somme. Traumatisés, les riverains n'ont dès lors de cesse, sous Louis XIII, Louis XIV, et même sous Napoléon III, de demander la destruction de la citadelle. En vain.

Défi social et culturel majeur


Avec la paix retrouvée, le site perd progressivement de son importance stratégique, ne devenant le théâtre que de rares affrontements, pendant la guerre de 1870, puis plus tard, de la Seconde Guerre mondiale, où une cinquantaine de résistants sont fusillés dans ses fossés. Les Amiénois, avides de prendre leur revanche, n'hésitent pas à amputer l'édifice de deux bastions entiers, au mépris de la valeur historique et architecturale des casernements d'officiers datant du XVIIe siècle. Heureusement, la reconstruction épargne la majeure partie du site, comme la fameuse porte de Montrecu. Elevée à la gloire de François Ier et ornée des symboles royaux, elle est considérée par les spécialistes comme un joyau de l'architecture militaire de la Renaissance.


Inoccupée depuis le départ des dernières garnisons militaires, la dizaine d'hectares de la citadelle est rachetée dans les années 1990, pour 1,5 million d'euros par la municipalité. Convaincu que pour inscrire la ville dans une dynamique nouvelle, il faut d'abord lui rendre une certaine unité, le centriste Gilles de Robien, maire depuis 1989, lance un vaste plan de transfert des universités dans le centre-ville. Jusqu'alors rejetés hors de l'agglomération, sur un campus excentré, les 20.000 étudiants de l'université de Picardie Jules-Verne, ne participent pas ou peu à la vie et au dynamisme de la capitale picarde. Le plan permet la construction, dans le même périmètre, d'une nouvelle faculté de droit-économie, la naissance d'un pôle de formation artistique, ainsi que l'agrandissement de la faculté des sciences.


Reste à loger les facultés de sciences humaines. Pour les responsables municipaux et universitaires, l'espace libéré à la citadelle s'impose presque de lui-même. « Ce projet était avant tout pour notre équipe municipale une bonne façon de répondre à un défi social et culturel majeur. Nous voulions transformer un système de défense militaire en un lieu de savoir et déposer au pied des habitants du quartier nord une offre de formation », raconte le premier magistrat.


La requalification de la citadelle, estimée à 65 millions d'euros, tarde cependant à se concrétiser. Le maire, fort de son influence de ministre de l'Education, parvient à relancer l'opération, dont le financement est inscrit au contrat de projets 2007-2013. Dans cinq ans, l'ancien bastion accueillera donc les 6.000 étudiants des facultés de sciences humaines de l'université de Picardie Jules-Verne et de l'IUFM. En attendant, la citadelle reste un des plus gros chantiers d'insertion de la région, formant en permanence plus de 100 personnes aux métiers du bâtiment."

GUILLAUME ROUSSANGE

11:50 Publié dans Amiens | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amiens, citadelle, université